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A propos des mobilisations pour le climat et la biodiversité de mars 2019

Je soutiens les mobilisations des lycéens et lycéennes face à l’inaction gouvernementale. Je me suis mis en grève pour le vendredi 14 mars 2019 et je serai dans la rue les 14 et 15 mars 2019 à Paris. Je n’attends cependant rien de ces manifestations : notre gouvernement ne bougera pas, pas plus que les entreprises du CAC 40 ne deviendront vertueuses sous prétexte que la jeunesse du pays leur rappelle – à juste titre – que l’espèce humaine et le reste du vivant sont menacés à moyen terme dans leur existence en raison de l’incompétence et de la lâcheté des uns, et de la rapacité et de l’égoïsme des autres.

N’attendons rien, strictement rien, qui viendrait “d’en haut” : nous sommes seuls. Si l’on veut que le monde redevienne habitable, ne comptons que sur ses habitants, ne comptons que sur la décence ordinaire, ne comptons que sur la désobéissance civile, et ignorons les institutions et les politiques. Il est plus que temps de penser l’action en termes libertaires et de laisser tomber les vieilles rengaines sur l’État régulateur et bienveillant au service du citoyen et du progrès : ce ne sont que de sinistres foutaises.

Je profite de ce court post pour suggérer la (re)lecture d’un texte encore d’actualité que Joëlle Le Marec et moi-même avons publié en 2018 dans The Conversation au sujet des “appels à agir d’urgence” pour le climat : “Crise environnementale : pourquoi il faut questionner les « appels à agir d’urgence »”

C’est à cette adresse : https://theconversation.com/crise-environnementale-pourquoi-il-faut-questionner-les-appels-a-agir-durgence-104522

 

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