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Réflexions

Drame silencieux à l’université (à lire sur Terrains de Luttes)

Un texte intéressant, à lire sur le site Terrains de luttes, présente les dégats des réformes sur les personnels administratifs de l’université, en ce focalisant sur le témoignage d’une secrétaire. Ce témoignage est exemplaire de l’investissement – si mal rémunéré – de nos collègues Biatss (Bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé), c’est à dire de tous les personnels non enseignants travaillant à l’université ou dans les organismes de recherche.

Sauver l’université face aux réformes de ces dernières années passe par la dénonciation de leurs conséquences désastreuses sur les étudiants et les enseignants. Plus rares sont en revanche les voix qui s’élèvent pour rappeler combien les personnels administratifs les subissent également de plein fouet. Pourtant, depuis près de deux ans maintenant, des secrétaires d’une université tentent de se faire entendre. J’ai pris contact avec Sandra qui avait laissé ses coordonnées sur un tract que les secrétaires avaient distribué devant l’université pour exposer leurs revendications et j’ai réalisé avec elle un entretien sur son travail et les raisons de sa mobilisation. Sandra est une secrétaire en colère, très en colère même. Pourtant, comme elle l’explique à la fin de l’entretien, elle ne s’était jamais imaginée revendiquer un jour.

Les phénomènes de “burn out”, la prise de médicaments anti-dépresseurs, les dépressions et autres maladies liées à la dégradation catastrophique de nos conditions de travail, se multiplient à tous les niveaux au sein de l’université et touchent aussi bien les Biatss que les enseignants-chercheurs depuis que les réformes privent nos pratiques de tout sens autre que bassement économique. Le coût social et sanitaire de ces réformes, jamais mesuré, sera certainement énorme.

A lire ici : http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4031

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