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Moi en encombrant ubiquitaire

Pierre Delavie, un ami artiste plasticien, fait apparaître des représentations d’humains mystérieux et un peu zombifiés dans les rues de Paris et de sa banlieue, qu’il appelle des “encombrants”. Il attire ainsi l’attention sur la barbarie de notre société, notamment à l’égard des réfugiés, ces “encombrants” du capitalisme mondialisée. Pierre Delavie équipe ses sculptures d’un numéro d’immatriculation comme pour les “encombrants”, ces déchets de grande taille qu’on jette au bas de nos immeubles pour qu’un service de la voirie s’en occupe à notre place. L’enjeu climatique et plus généralement écologique est également bien présent dans le travail de Pierre Delavie. Chaque “encombrant” fait une ou plusieurs apparitions mystérieuse dans les rues de Paris, souvent le soir ou la nuit, avant d’être ramené chez lui. Il est ensuite diffusé sur les réseaux sociaux, accompagné d’un court texte poétique.

Pierre m’a proposé de rejoindre les encombrants, ce que j’ai immédiatement accepté. Après deux séances de poses durant lesquelles j’ai été entièrement numérisé, mon corps a été reconstitué par une imprimante 3D puis installé dans une rue de Paris, en pleine période de confinement : j’étais donc à la fois chez moi à Bobigny et à Paris. Vive l’ubiquité contre les monstres et les barbares du capitalisme !

 

 

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