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Tribune : « A-t-on encore le droit d’exercer son esprit critique en France ? »

J’ai signé cet appel avec 400 personnes (chercheurs, avocats, médecins, enseignants, etc.) parce que je ne supporte plus le néo-maccarthysme qui s’installe en France, dans les médias et à l’université, à grands coups d’anathèmes, de diatribes ad hominem, d’injures et d’invectives, quand il ne s’agit pas d’assignations identitaires ou de procès en antisémitisme : tout ça simplement quand on fait notre métier qui est celui de réfléchir, de chercher des matériaux empiriques et d’en tirer une critique argumentée, éventuellement contraire aux idéologies et pouvoirs en place. J’en ai assez de la place que prennent les néo-conservateurs dans le débat public, assez de celles et ceux qui, parmi mes collègues, utilisent leurs accès privilégiés aux tribunes médiatiques en confondant le rôle d’intellectuel avec celui de censeurs ou de flics. L’exemple récent et insupportable qui a motivé ma signature de ce texte, c’est d’une part la censure que Médiapart à l’égard d’un article de Laurent Muchielli, dans le cadre de son enquête collective sur les dérives autocratiques du gouvernement Macron dans le contexte de la pandémie de Covid. D’autre part, c’est la tribune haineuse et sans argument publiée dans Le Monde par un quarteron de sociologues réactionnaires dénonçant les supposés “mensonges” de Laurent Muchielli. Ces attaques – leur ton comme leur contenu – sont inadmissibles et elles ne rentrent pas dans le cadre de la discutions académique mais dans celui du lynchage médiatique : elles déshonorent et disqualifient leurs auteurs.

Tribune : « A-t-on encore le droit d’exercer son esprit critique en France? »

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